La Barre en Ouche se situe sur l’ancienne voie romaine qui reliait Dreux à Lisieux et Caen. Le nom de la commune viendrait du celtique. Il désignerait une barrière, une clôture, et par extension une enceinte fermée par des barreaux, des pieux, en un mot toute espèce d'obstacle ou un lieu où il fallait s’arrêter et payer un péage pour aller au-delà.
A l’époque de Guillaume le Conquérant, la famille « de la Barre » régnait dans leur château féodal située au sud de la voie romaine dont il reste quelques traces aujourd’hui. Le plus connu de ces seigneurs fut Luc de la Barre, fils de Simon et petit fils de Robert 1er, ce dernier contemporain de Guillaume le Conquérant qu’il accompagna dans la campagne d’Angleterre en 1066. Luc de la Barre, guerrier et poète, joua un rôle parmi les seigneurs normands révoltés en 1124 contre le roi d’Angleterre Henri Ier, notamment par les chansons satiriques qu'il composa contre lui. Fait prisonnier lors de la bataille de Bourgtheroulde, Luc de la Barre fut condamné à avoir les yeux crevés. Désespéré dans sa prison on dit que le malheureuxpréféra se fracasser la tète contre les murs de son cachot que de survivre à un pareil supplice.
Plusieurs paroisses et hameaux (la Noé de La Barre, Saint-Jacques de La Barre, La Barre auxquelles il faut ajouter Le Bois-Baril et Villers) ont été regroupés après la Révolution de 1789 pour former la commune d’aujourd’hui.
Jacques Daviel est sans conteste le citoyen le plus illustre né dans cette commune. Chirurgien mondialement connu comme l’inventeur de l’extraction de la cataracte, il eut une carrière brillante. En 1749 il fut nommé chirurgien-oculiste du roi Louis XV. Le collège de La Barre porte son nom.
Une histoire plus récente du village et des environs (début du XXème siècle) a fait l’objet d’un ouvrage en trois tomes écrit par Daniel Groult. Rédiger à partir d’articles de presse locale il donne une bonne vision de la vie à cette époque.